C'eût été si simple de l'écrire, sauf qu'il est sans doute plus prudent d'utiliser une expression plus vague juste au cas où l'on serait porté justement à comparer la Sonata avec ce qui se fait de mieux dans le monde. Aussi valable soit-elle, la dernière génération de berlines de format moyen de Hyundai pourrait perdre des plumes... Car la Sonata n'est pas une Camry et certainement pas une Accord. Bien sûr, elle coûte moins cher, ce qui signifie qu'il faudrait peut-être écrire une voiture de classe internationale au prix d'une voiture de classe... nationale. Mais au diable la sémantique et voyons ce que peut offrir cette Sonata à l'automobiliste qui cherche constamment à résoudre l'équation: beau, bon, pas cher.
Dans sa dernière livraison, la Sonata a fait peau neuve et se donne des allures plus cossues. Elle revendique une coque plus rigide, une meilleure habitabilité, une puissance accrue, un confort plus soigné, bref la litanie habituelle des voitures « nouvelles et améliorées ».
UN 4 CYLINDRE ÉLOQUENT
Curieusement, c'est dans sa version à moteur 4 cylindres que la dernière Sonata est la plus convaincante. Même avec la transmission automatique de la GL mise à l'essai, ce 2,3 litres montre une forme réjouissante. Il signe coup sur coup un 0-100 km/h en moins de 10 secondes et une vitesse de pointe de 192 km/h. Ces performances ne sont pas loin de celles du V6 de 2,5 litres et le 4 cylindres a l'avantage d'être un peu moins bruyant à haut régime. Il faut préciser qu'il n'y a que 15 chevaux de différence entre les deux moteurs et qu'aucune boîte de vitesses manuelle n'est offerte.
Malgré tout, la transmission automatique n'est pas un handicap et on peut même modifier les changements de rapports à l'aide d'un petit bouton identifié « power » placé sur le levier de vitesses. Si la GL se débrouille assez bien au chapitre des performances, son équipement et sa présentation laissent toutefois un peu songeur.
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