Deux semaines et plus de 5000 km plus tard, le verdict est tombé: la Ford Windstar de deuxième génération marque un réel progrès par rapport à sa devancière et elle est mieux outillée que jamais pour tirer son épingle du jeu. Mais attention, la perfection n'étant pas de ce monde, il y a encore place à amélioration. Voyons voir.
Le modèle actuel est en fait une version évoluée de son prédécesseur, dont il reprend les grandes lignes - qu'il s'agisse de la carrosserie, du châssis ou de la mécanique. Sur le plan esthétique, c'est plutôt réussi, les nombreuses retouches parvenant à rajeunir sa silhouette avec bonheur. Les versions plus relevées (SE et SEL) ont particulièrement fière allure avec leurs roues en alliage. Quant au châssis, il a été renforcé: il est encore plus rigide, de 25 p. 100 en torsion et de 33 p. 100 en flexion. Du solide.
La reconduction des principaux organes mécaniques a cependant ses bons et ses mauvais côtés. Cette continuité est gage de fiabilité, la Windstar ayant toujours fait bonne figure dans ce domaine. Là où le bât blesse, c'est lorsqu'on en arrive aux moteurs. Seule motorisation désormais offerte, le sempiternel V6 de 3,8 litres cache de plus en plus mal son âge. Certes, il est robuste, fiable et durable, mais il est aussi en fin de développement, de sorte que le rendre aussi raffiné que les V6 des concurrents de la Windstar relève de l'impossible.
Mais ce moteur n'a pas que des défauts, loin de là: en puissance, il ne concède que 10 chevaux à la Honda Odyssey, chef de file en la matière. Mais surtout, son couple est franchement impressionnant, en théorie - 240 lb-pi, un sommet chez les fourgonnettes - comme en pratique. S'il n'était pas si bruyant lorsqu'on accélère ou décélère, on ferait fi de son âge vénérable, car on ne peut sûrement pas lui reprocher de manquer de cœur à l'ouvrage.
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