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Aux
États-Unis, la tradition des cabriolets est bien implantée. En fait, elle
semble se porter mieux que jamais, après avoir connu une traversée du
désert qui a duré près de 10 ans. Rappelons que c'est en 1976 que Cadillac
a abandonné la production de l'Eldorado décapotable, seule survivante
du lot, et qu'il a fallu attendre jusqu'à 1982 pour que les constructeurs
américains recommencent à produire ce type de voiture, que les intégristes
de la sécurité routière avaient condamné à mort. C'est Chrysler qui a
reparti le bal, avec la défunte LeBaron. Celle-ci a toutefois terminé
sa carrière au moment même où commençait celle des berlines de la plate-forme
JA (Cirrus/Stratus/Breeze).
C'est ici que l'histoire se complique un brin. En effet,
le coupé et le cabriolet Sebring n'ont en commun que le nom. Des demi-frères,
en quelque sorte... Le premier est d'origine japonaise, ayant été conçu
à partir du châssis de la défunte Eagle Talon, qui était en fait une Mitsubishi
Eclipse rebaptisée. Le cabriolet, lui, fut plutôt élaboré à partir de
la plate-forme JA, car il y avait, semble-t-il, incompatibilité d'outillage
avec le coupé. De Mitsubishi, on ne conserva que le V6 de 2,5 litres,
désormais la seule motorisation disponible, le 4 cylindres de 2,4 litres,
trop peu en demande, ayant tiré sa révérence l'année dernière.
DU VOULOIR MAIS PAS DE POUVOIR
Lors du lancement du cabriolet Sebring, à l'été 1996, les bonzes du marketing
de Chrysler avaient clairement défini le rôle de ce modèle, affirmant
n'avoir pas voulu faire "une autre Barracuda ou une Mustang". Il se situe
plutôt dans la lignée des Chrysler 300, Imperial et autres décapotables
qui écrivirent de belles pages de l'histoire de cette marque.
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