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Pour ce qui est du design, la Neon 2000 a gardé ses phares
ovoïdes, mais les lignes de la carrosserie adoptent un air de famille
et se rapprochent de celles de la Cirrus. La version coupé 2 portes a
été rayée du catalogue et la voiture est désormais commercialisée sous
le seul nom de Chrysler au lieu de Plymouth et Dodge.
DE BELLES PROMESSES
Il faudra attendre plusieurs mois avant de savoir si la dernière Neon
a bénéficié de la célèbre alliance Chrysler-Mercedes, mais mon essai m'a
au moins permis de constater que la voiture a été bonifiée, principalement
du côté de la suspension. Elle ne talonne plus comme sur de mauvais revêtements
lorsqu'il y a 3 ou 4 personnes à bord. Le débattement accru des amortisseurs,
surtout à l'arrière, a un effet appréciable sur le confort. La caisse
plus rigide et les glaces à cadre intégral contribuent pour leur part
à diminuer les bruits de roulement. Le moteur, hélas, n'a pas pleinement
bénéficié des efforts déployés pour apaiser son fonctionnement geignard.
À faible ou moyen régime, ça peut toujours aller, mais dès qu'il est le
moindrement sollicité, il conserve un niveau sonore gênant. Et cela malgré
les efforts des harmonistes et de leur boîte de résonance.
Le moteur de la Neon n'a toutefois rien perdu de sa verve
ni de sa frugalité et le levier de la boîte manuelle à 5 rapports m'est
apparu plus précis. Rehaussé par une maniabilité de premier ordre, le
comportement routier est à la hauteur de celui des meilleures voitures
de la catégorie.
L'intérieur a aussi été entièrement repensé et les utilisateurs
apprécieront le confort des sièges assez fermes mais jamais inconfortables,
à l'exception peut-être d'un léger effet de rouleau à pâte dans le bas
du dossier. Grâce à des dimensions légèrement augmentées, cette petite
Chrysler offre un espace arrière étonnant. Même avec un conducteur de
grande taille, le dégagement pour les jambes à l'arrière demeure très
convenable. Le coffre aussi a grandi d'une trentaine de litres, mais son
accès reste difficile en raison de son seuil plutôt élevé.
Toutefois, ce qui démarque encore plus la Neon 2000 de modèles
de première génération, c'est sa qualité de construction et l'utilisation
de matériaux d'apparence plus soignée. J'ignore s'il faut voir là l'influence
de Mercedes-Benz mais, chose certaine, la Neon de l'ère Daimler-Chrysler
semble mieux nantie que sa devancière. Reste à savoir si la fiabilité
sera au rendez-vous.
Jacques
Duval
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