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Il
est indéniable que ces deux berlines sont d'une élégance très relevée.
D'ailleurs, chaque fois que je réalise un essai routier de l'une de ces
voitures, les compliments fusent de toutes parts. Même deux ans après
leur entrée en scène, on ne se lasse pas de la silhouette de ces deux
voitures. Les lignes sont élancées, élégantes et la tension des tôles
sur les parois donne un effet à la fois sportif et formel. Les blocs optiques
aux formes originales encadrent une calandre très classique surmontée
du logo ailé. Même la concurrence lève son chapeau aux stylistes de Chrysler.
Le plus important dans toute cette affaire, c'est que la Concorde et l'Intrepid ne se contentent pas d'avoir fière allure. Leur
plate-forme s'avère aussi rigide que celle de voitures européennes bien
cotées et leurs suspensions avant et arrière sont bien réglées. Les freins
demeurent l'un des points faibles de ces deux Chrysler: la pédale est
spongieuse et les distances de freinage un peu longues.
En 1998, plusieurs s'inquiétaient en constatant la présence de deux nouveaux moteurs sous le capot de ces élégantes. Plus de deux
ans plus tard, ils ont prouvé qu'on pouvait s'y fier. Le V6 de 2,7 litres
à double arbre à cames en tête développe 202 chevaux. On peut lui préférer
un autre V6, le 3,2 litres à simple arbre à cames en tête d'une puissance
de 225 chevaux. Un peu plus tard dans l'année, Chrysler mettra sur le
marché l'Intrepid R/T. Cette version beaucoup plus sportive sera propulsée
par un V6 de 3,5 litres développant 242 chevaux relié à la boîte automatique
Autostick permettant de passer manuellement les vitesses. Détail à souligner,
la Concorde ne peut être commandée avec l'Autostick; je crois que personne
ne s'en plaindra vraiment puisque ce gadget se révèle plus ou moins enthousiasmant
à l'usage.
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