À la décharge de Suzuki, précisons que les responsables de la marque affirment avoir réglé les problèmes de jeunesse de leur petit dernier. Le prochain hiver nous dira si le Grand Vitara fera honneur à sa réputation de véhicule tout temps.
Entre-temps, précisons que ce modèle a été rejoint cette année par deux autres versions à moteur 4 cylindres, le Vitara 4 portes et le Vitara décapotable. Le premier hérite d'un moteur 2,0 litres de 127 chevaux tandis que le second propose un choix entre le même moteur et un 1,6 litre de 97 chevaux, ce qui est bien peu dans un véhicule de 1580 kg. Même le 2,0 litres semble mal à l'aise dans le Vitara 4 portes lorsqu'il fait équipe avec la transmission automatique à 4 rapports. La moindre petite côte le fait rétrograder et il faut près de 14 secondes pour passer de 0 à 100 km/h.
Quant à la version dite décapotable, sa vocation n'est pas très évidente dans un coin de pays comme le nôtre. Avec un strict minimum d'espace pour les bagages, une capote peu aisée à manipuler et un niveau de bruit qui coupe court à tout dialogue, ce petit engin semble beaucoup plus habile à fréquenter les plages de Malibu que les tréfonds de la forêt québécoise. Comme véhicule inutile, il est difficile de faire mieux.
ALLERGIE AU FROID
Cela nous amène à l'essentiel de la gamme Suzuki, le Grand Vitara V6 que nous avons expérimenté tout au long d'un essai marathon, au cœur de l'hiver. Bien qu'un test d'une dizaine de milliers de kilomètres soit insuffisant pour attester de la fiabilité d'un véhicule, cet essai a quand même permis d'évaluer cet utilitaire sport compact dans des conditions rigoureuses. Et c'est là que le Grand Vitara s'est fait prendre en défaut en refusant de démarrer après une nuit glaciale de -25 °C. Cette allergie au froid n'était d'ailleurs pas unique à notre modèle d'essai et plusieurs propriétaires de Grand Vitara ont éprouvé des ennuis similaires.
|