2000 / Essais & Analyse / Chevrolet / Metro


Chevrolet Metro
UNE MÉTRO OU LE MÉTRO?


Les Metro, Firefly et Swift révisées en profondeur pour la dernière fois en 1995 restent inchangées pour cette année et leur avenir ne semble pas assuré à moyen terme. Au milieu de véhicules de plus en plus imposants, vaut-il mieux assurer ses déplacements par le transport en commun plutôt qu'au volant de ces petites puces?

Disons qu'il faut pour le moins une certaine période d'adaptation pour conduire ces minivoitures. Sans exagérer, on peut tendre le bras pour aller chercher un objet sur la plage arrière tout en restant bien attaché sur un siège avant. Leur ligne est quand même agréable et moderne en dépit d'un empattement de la même longueur hors tout qu'une grosse moto. Il s'en dégage une certaine délicatesse qui semble plaire particulièrement à une clientèle féminine.

UNE MOTO À 4 ROUES
Les trois sont construites par une coentreprise Suzuki/GM dans une usine située à Ingersol (Ontario). Suzuki est le maître d'œuvre du développement mais n'offre que la Swift, un coupé avec hayon, alors que les Metro et Firefly sont aussi fabriquées en configuration berline. Les deux GM sont absolument identiques, mais les équipements offerts dans la Suzuki diffèrent juste assez pour compliquer un peu votre choix. Malgré des apparences un peu trompeuses, le dégagement pour les jambes en avant et en arrière est identique sur toute la gamme, alors que la berline possède un certain avantage quant à la garde au toit et à la largeur disponible pour les hanches et les épaules. L'accès aux places arrière de la berline s'effectue difficilement, mais il relève presque de l'acrobatie dans les coupés, d'autant plus que le siège du conducteur ne peut être replié pour libérer le passage. Bizarre… Une fois installé, on a plutôt hâte à la fin du voyage devant tant d'inconfort. Le coffre surprend par sa capacité dans la berline et son exiguïté dans le coupé. On peut à peine y loger une rangée de sacs d'épicerie. Le dossier du siège arrière se rabat pour régler en partie le problème, en deux pièces pour la Suzuki, d'un seul tenant chez GM (chiche).

La première impression lorsqu'on prend place au volant: on est assis bien bas. Le volant semble bien haut et on perd le capot de vue. Un peu plus et on verrait le bout de ses orteils. Rien à redire sur le format des sièges, mais ils manquent de fermeté et n'offrent pas de support lombaire. L'habitacle est composé en grande partie d'un plastique sec qui menace de fendre au moindre choc. Le tableau de bord est très simple et de lecture facile. Les espaces de rangement sont proportionnels à la taille du véhicule, mais le coffre à gants offre une capacité normale. Les rétroviseurs s'ajustent à la "mitaine" (surtout l'hiver en roulant, brrrrrr!). Certaines options surprennent, comme le compteur journalier sur les coupés GM. Les glaces arrière sont fixes sur les coupés et la direction assistée est réservée à certains "privilégiés" qui peuvent aussi se payer la boîte automatique et le moteur le plus puissant.





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