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Disons
qu'il faut pour le moins une certaine période d'adaptation pour conduire
ces minivoitures. Sans exagérer, on peut tendre le bras pour aller chercher
un objet sur la plage arrière tout en restant bien attaché sur un siège
avant. Leur ligne est quand même agréable et moderne en dépit d'un empattement
de la même longueur hors tout qu'une grosse moto. Il s'en dégage une certaine
délicatesse qui semble plaire particulièrement à une clientèle féminine.
UNE MOTO À 4 ROUES
Les
trois sont construites par une coentreprise Suzuki/GM dans une usine située
à Ingersol (Ontario). Suzuki est le maître d'œuvre du développement mais
n'offre que la Swift, un coupé avec hayon, alors que les Metro et Firefly
sont aussi fabriquées en configuration berline. Les deux GM sont absolument
identiques, mais les équipements offerts dans la Suzuki diffèrent juste
assez pour compliquer un peu votre choix. Malgré des apparences un peu
trompeuses, le dégagement pour les jambes en avant et en arrière est identique
sur toute la gamme, alors que la berline possède un certain avantage quant
à la garde au toit et à la largeur disponible pour les hanches et les
épaules. L'accès aux places arrière de la berline s'effectue difficilement,
mais il relève presque de l'acrobatie dans les coupés, d'autant plus que
le siège du conducteur ne peut être replié pour libérer le passage. Bizarre…
Une fois installé, on a plutôt hâte à la fin du voyage devant tant d'inconfort.
Le coffre surprend par sa capacité dans la berline et son exiguïté dans
le coupé. On peut à peine y loger une rangée de sacs d'épicerie. Le dossier
du siège arrière se rabat pour régler en partie le problème, en deux pièces
pour la Suzuki, d'un seul tenant chez GM (chiche).
La
première impression lorsqu'on prend place au volant: on est assis bien
bas. Le volant semble bien haut et on perd le capot de vue. Un peu plus
et on verrait le bout de ses orteils. Rien à redire sur le format des
sièges, mais ils manquent de fermeté et n'offrent pas de support lombaire.
L'habitacle est composé en grande partie d'un plastique sec qui menace
de fendre au moindre choc. Le tableau de bord est très simple et de lecture
facile. Les espaces de rangement sont proportionnels à la taille du véhicule,
mais le coffre à gants offre une capacité normale. Les rétroviseurs s'ajustent
à la "mitaine" (surtout l'hiver en roulant, brrrrrr!). Certaines options
surprennent, comme le compteur journalier sur les coupés GM. Les glaces
arrière sont fixes sur les coupés et la direction assistée est réservée
à certains "privilégiés" qui peuvent aussi se payer la boîte automatique
et le moteur le plus puissant.
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