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Mon premier souvenir d'une Malibu
remonte à celle de mon beau-frère, une 1978 de couleur rouille (prémonition?).
Au moins 5 mètres de long, un coffre béant pour les déménagements (pas trop
lourds, car la suspension arrière s'affaissait facilement), un V8 de 307
po3, une boîte automatique à 3 rapports et une radio AM-FM. |
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Pas
compliquée, pas chère, et n'importe quel forgeron du coin pouvait la réparer
en cas de panne (rarissimes). La belle histoire d'amour se termina par
un cancer des tôles généralisé. La nouvelle Malibu soulève à peu près
les mêmes passions. Elle représente le fruit de quatre années de travail
de la part des ingénieurs de GM et s'attaque directement aux importées
comme l'Accord et la Camry. Lors de son lancement, même la publicité évoquait
directement la concurrence visée: "N'est-ce pas qu'elle a l'allure d'une
japonaise?" En effet, les stylistes ont voulu lui donner des lignes génériques
comme celles de la plupart des nippones de cette catégorie. Quoi qu'il
en soit, la silhouette plaît à l'œil même si elle passe maintenant à peu
près inaperçue. Sa mission est très simple, car GM a décidé de revenir
aux valeurs traditionnelles qui ont fait sa force, et de donner à un certain
type de conducteur nord-américain ce qu'il recherche: l'espace, l'utilité
sans ostentation et le silence de roulement, tout en respectant aussi
la notion d'économie propre à la division Chevrolet.
SPACIEUSE ET CONFORTABLE
Disponible
en version de base et LS, la Malibu se situe dans la bonne moyenne en
ce qui concerne la taille, car elle est plus longue mais plus étroite
que la Camry et la Cirrus, plus courte mais plus haute que la Taurus.
Le montage des éléments de la carrosserie laisse encore à désirer. L'habitacle
très spacieux permet à 5 adultes d'y prendre place aisément. Les gros
fauteuils, particulièrement à l'avant, sont typiquement américains, c'est-à-dire
confortables mais sans maintien latéral. Les réglages du siège du conducteur
de la LS s'effectuent électriquement. Sur la planche de bord d'allure
agréable, les gros contrôles offrent une bonne prise. Les instruments
sont de lecture facile et les matériaux de facture correcte. Les espaces
de rangement abondent; sur ce point, la Malibu semble avoir dépassé la
concurrence. L'environnement accueillant se situe à des années-lumière
de celui de la Corsica que la Malibu remplace directement. Seul élément
original: le porte-verres placé à gauche dans la planche de bord, potentiellement
source de dégâts. Le coffre à bagages très volumineux s'agrandit encore
grâce au fractionnement du dossier de la banquette arrière sur la LS (en
option sur la version de base).
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