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Est-ce
pour tenter de raviver la gloire perdue que les responsables de la mise
en marché ont décidé d'appeler cette nouvelle berline Impala en souvenir
de la Chevrolet qui a dominé le marché au cours des années 50-60. La division
Chevrolet se défend bien d'adopter la voie de la facilité en tentant de
ressusciter le passé. On nous explique que cette nouvelle venue possède
les ingrédients qui ont fait la popularité des modèles antérieurs. L'Impala
du troisième millénaire est spacieuse, agile, tout en offrant un bon équilibre
entre la tenue de route et le confort.
ÉLÉMENTS CONNUS, PERSONNALITÉ À PART
Au
cours des années 80, la direction de la compagnie avait donné l'ordre
de produire des voitures qui partageaient les mêmes éléments mécaniques
dans chaque catégorie. Les résultats ont été catastrophiques puisqu'on
n'avait pas eu la clairvoyance de créer des styles et des comportements
différents. L'engouement actuel des compagnies pour le partage des plates-formes
prouve que l'idée de GM n'était pas farfelue: il suffisait d'une exécution
plus subtile. Cette fois, l'Impala se démarque fortement des Oldsmobile
Intrigue et Pontiac Grand Prix, même si elle utilise la même plate-forme
"W" que celles-ci. Chevrolet y a apporté plusieurs améliorations destinées
à renforcer la rigidité et à alléger la structure. On lui a notamment
ajouté un nouveau support de moteur en aluminium. D'ailleurs, la rigidité
accrue de la caisse a permis aux ingénieurs d'utiliser des ressorts et
des amortisseurs plus souples permettant d'améliorer le confort sans pour
autant affecter le comportement routier. La version LS possède une suspension
plus ferme et une direction moins démultipliée dans le but d'offrir un
meilleur agrément de conduite. Tous les modèles roulent sur des pneus
de 16 pouces et sont équipés de freins à disque aux 4 roues de dimensions
plus généreuses que la moyenne.
Les
ingénieurs de Chevrolet ont opté pour des valeurs sûres lorsque le temps
est venu de choisir des groupes propulseurs. Le moteur régulier est le
V6 3,4 litres de 180 chevaux tandis que l'incontournable V6 3,8 litres
de 200 chevaux peut être commandé en option. Les deux sont couplés à la
boîte Hydramatic 4T65-E à commande électronique qui est devenue une référence
en fait de douceur et de fiabilité.
UN STYLE CONTROVERSÉ
Dans
le clan GM, Oldsmobile a pour mission de lutter contre les importées et
sa silhouette a été conçue en conséquence. La division Chevrolet doit
pour sa part offrir au public des voitures de prix abordable affichant
les qualités traditionnelles des américaines des bonnes années. Les stylistes
de la nouvelle Impala ont donc repris des thèmes visuels propres aux années
antérieures. Par exemple, sa calandre est traversée par une barre chromée
qui s'inspire de l'Impala 1965, la plus populaire dans l'histoire de ce
modèle. Quant aux feux arrière circulaires, ils ont toujours été la marque
de commerce des Impala. Typiquement américaine, la silhouette m'a laissé
plutôt indifférent au premier contact. Mais on se prend à trouver que
"ce n'est pas si mal que ça"!
Le
style de l'habitacle est indubitablement nord-américain. Le résultat s'avère
heureusement meilleur que sur bien d'autres voitures fabriquées par GM.
La présentation est équilibrée et les matériaux ne font pas trop bon marché.
Sur le tableau de bord, pratique à défaut d'être original, toutes les
commandes sont à la portée de la main. Toutefois, on aurait pu être plus
subtil avec les coussins latéraux insérés dans les dossiers. La trappe
de déploiement fait vraiment rudimentaire. Les sièges eux-mêmes sont confortables
même s'ils offrent un support latéral assez faible. Compte tenu des dimensions
de l'habitacle, il n'est pas surprenant que la banquette arrière soit
en mesure d'accommoder tous les gabarits.
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