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Au fil des ans se sont ajoutés l'ABS, la boîte automatique
à 4 rapports, la traction intégrale, les coussins de sécurité, les poutrelles
de protection, la direction à assistance variable ainsi qu'une motorisation
plus moderne et plus puissante. L'aménagement intérieur a également fait
l'objet d'une révision majeure.
Ceux qui attendaient des changements draconiens pour l'année-modèle
2000 resteront sur leur appétit: on s'est contenté de raffiner le moteur,
afin de le rendre plus silencieux et de diminuer sa soif intarissable
en carburant. Heureuse initiative dans les deux cas, car ce sont là les
principales lacunes du V6 Vortec de 4,3 litres, qui loge sous le capot
de ces fourgonnettes depuis quatre ans. Sinon, on ne peut pas lui reprocher
grand-chose: sa puissance (190 chevaux) est bien adaptée et il y a du
couple tant qu'on en veut. Sans être un moteur de muscle, car ledit V6
sait aussi se montrer performant, particulièrement à bas régime, alors
qu'il surprend par sa nervosité. Mais il impressionne encore plus par
sa capacité de remorquage: 2630 kg! De plus, les modèles 2000 reçoivent
le dispositif Sélection mode remorquage, jumelé à la transmission, qui
facilite les opérations lorsque vient le temps de tracter.
CHEVEAUX DE TRAIT
Si la capacité de travail de ces fourgonnettes ne semble pas avoir de
limites, il en est tout autrement pour leurs aptitudes routières... Contrairement
aux fourgonnettes, dont la conduite se rapproche de celle d'une automobile,
leurs réactions sont celles d'un camion. Sur un pavé le moindrement accidenté,
la suspension se montre revêche. Leur vocation n'étant aucunement sportive,
on ne leur en tiendra pas rigueur; mais ce qui est plus dérangeant, c'est
le freinage, franchement atroce. Il manque de puissance et d'endurance,
et déstabilise le véhicule lors d'arrêts brusques. En plus, la pédale
est exécrable: spongieuse, elle rend le dosage difficile. À revoir, et
vite!
S'il est possible d'améliorer cette lacune sans refaire le
véhicule au complet, ce n'est toutefois pas le cas pour le manque d'espace
à l'avant (vous avez bien lu), causé par le prolongement du moteur à l'intérieur
de la cabine. Avec la proéminence des passages de roues de chaque côté,
le conducteur et son voisin se retrouvent pour le moins coincés au niveau
des jambes. Par contre, l'arrière offre plus d'espace et les occupants
jouissent d'une excellente visibilité. Le conducteur, de son côté, appréciera
les gros miroirs extérieurs. Quant à la finition, elle est allée dans
le même sens que la fiabilité, en s'améliorant. Depuis la dernière révision
de l'habitacle, en 1996, on a également découvert le sens du mot ergonomie.
Les Astro et Safari sont des employés modèles qui travaillent
fort et bien. Ce sont ces caractéristiques qui ont incité la compagnie
québécoise Par Nado Inc. de Vallée-Jonction dans la Beauce à fabriquer
un véhicule motorisé inspiré d'assez près du Camper de Volkswagen. Le
Safari Condo est non seulement pratique et économique, mais son comportement
routier est très homogène. Déjà son constructeur a un carnet de commandes
fort bien rempli.
Philippe
Laguë
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