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En
effet, les Chevrolet Astro et GMC Safari possèdent des compétences particulières,
qui leur assurent un noyau d'acheteurs fidèles. Avec leurs roues arrière
motrices, elles comblent un besoin chez les utilisateurs de fourgonnettes
qui désirent tracter, qui un bateau, qui une roulotte, qui une remorque...
Mieux, elles peuvent également être pourvues de la traction intégrale.
Qui plus est, la récente conversion de la Mazda MPV, qui vient de passer
de la propulsion à la traction, leur confère désormais l'exclusivité.
Ceux qui les croyaient mûres pour la retraite devront donc revoir leurs
prédictions. Mais le taux de satisfaction et la loyauté des propriétaires
de Safari et d'Astro ne s'expliquent pas seulement par leurs rouages d'entraînement,
on s'en doute. Leurs principaux organes mécaniques sont éprouvés (lire:
plus fiables) et en plus d'être solides comme le roc, ils ne manquent
pas de cœur à l'ouvrage. Leur gabarit les place dans une classe à part,
à mi-chemin entre les fourgonnettes de même famille (Chevrolet Venture/Oldsmobile
Silhouette/Pontiac Montana) et les fourgons conventionnels (Chevrolet
Express/GMC Savana). Dans la nomenclature GM, on les désigne d'ailleurs
sous le vocable "fourgonnettes intermédiaires", un créneau au sein duquel
elles n'ont aucune rivale directe. Voilà ce qui s'appelle bien positionner
un modèle. Une configuration, une motorisation, trois versions
La Safari comme l'Astro se déclinent en trois niveaux de
finition et une seule configuration, soit la version à empattement allongé,
la version courte ayant tiré sa révérence il y a cinq ans. Sur les modèles
à traction intégrale, une boîte de transfert active est offerte depuis
l'année dernière, en remplacement du système à commande électrique. Au
cours de leur longue carrière, ces deux jumelles ont d'ailleurs considérablement
évolué: il suffit de comparer leur fiche technique avec celle de 1985,
année de leur introduction, pour le constater.
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