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Créée en 1975, la Cadillac Seville a connu une carrière en montagnes russes, avec certaines descentes particulièrement abruptes. Aussi, l'apparente prudence dans l'élaboration de la cinquième génération est plutôt teintée de logique, voire de sagesse, la Seville ayant connu au cours de l'actuelle décennie une constante progression... vers le haut, cette fois. Chez GM, on s'est donc efforcé de garder cette trajectoire.
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Plutôt que de partir d'une feuille blanche, les concepteurs de la Seville et de sa jumelle à 2 portes, l'Eldorado, se sont appliqués à raffiner leurs devancières, de sorte qu'il convient davantage de parler d'évolution lorsqu'il est question de leurs remplaçantes, qui sont venues prendre la relève l'année dernière.
On parle ici de raffinements d'ordre technique (rigidité et insonorisation accrues, suspension arrière redessinée) et de certains ajouts à un équipement de série déjà pléthorique. Une liste d'options qui n'est pas longue comme le bras sur une voiture américaine, voilà qui est digne de mention! Mais la perfection n'étant pas de ce monde, on digère mal qu'il faille débourser un supplément pour l'installation d'un toit ouvrant électrique et d'un chargeur de disques au laser (dans le coffre) dans les versions haut de gamme (Seville STS et Eldorado Touring).
CONSERVATRICE , MAIS TOUJOURS ÉLÉGANTE
Sur le plan esthétique, on a suivi, là aussi, la démarche évolutive qui a prévalu dans le développement des Seville et Eldorado «revues et corrigées». Dans les deux cas, les parties avant et arrière ont été redessinées, tandis que le profil anguleux, bien que légèrement arrondi aux extrémités, conserve sa ligne en coin. Une approche trop conservatrice au goût de certains, mais avant de jeter la pierre aux dirigeants de Cadillac, ne perdons pas de vue que le design de la Seville, lors de sa précédente refonte, ne s'est attiré que des compliments, et que sa silhouette n'a pas pris une ride depuis. (On ne peut malheureusement pas en dire autant pour l'Eldorado; mais elle se vend au compte-gouttes, ce qui atténue la gravité de la chose.)
Du reste, les irritants de l'édition précédente étaient plus nombreux à l'intérieur, et c'est justement là qu'on a mis le paquet. Débarrassé de l'affichage digital, le tableau de bord a pris du mieux avec une instrumentation moins confuse, faite de cadrans électroluminescents (façon Lexus) qui, le soir venu, arrachent des oh! et des ah! aux passagers. Effet garanti.
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