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Les
stylistes en avaient profité pour élaborer une carrosserie encore plus
élégante que celle du modèle précédent. Le tableau de bord ne faisait
plus songer à celui d'une Chevelle 1976. Malheureusement, cette Buick
semble toujours souffrir d'un problème de perception. On a relevé la qualité
du produit, mais bien peu d'efforts semblent avoir été mis de l'avant
pour le faire savoir au grand public. C'est bien beau la stratégie des
raffinements classiques et de la filiation visuelle d'un modèle à l'autre,
mais cela ne ferait pas de tort que le message soit transmis clairement
aux clients potentiels. Il semble que GM ne consente pas les efforts nécessaires
pour faire connaître les mérites de cette grosse berline.
Pourtant,
la Park Avenue et sa grande sœur plus musclée et plus luxueuse, la Park
Avenue Ultra, sont des voitures qui méritent un meilleur sort.
À CAUSE DU V6?
On
peut s'interroger sur cette gêne à mettre la Park Avenue en avant. On
pourrait être porté à croire que c'est en raison de l'absence d'un moteur
V8 de conception sophistiquée. Les ingénieurs de Buick ont peut-être honte
de leur moteur V6 de 3,8 litres à soupapes en tête? Pourtant, même si
sa conception à soupape en tête n'est pas tellement moderne, ce V6 est
considéré par plusieurs spécialistes comme l'un des meilleurs sur le marché,
point à la ligne. Et même si ce moteur existe chez Buick depuis des décennies,
d'innombrables révisions ont permis de le moderniser au fil des années
et d'en garantir la fiabilité. Non seulement sa consommation de carburant
est exemplaire, mais ses 205 chevaux garantissent de bonnes performances.
L'utilisation d'un compresseur sur ce même moteur permet d'obtenir une
puissance de 240 chevaux, de quoi faire attraper quelques points de démérite
à votre permis de conduire. Et il est important d'ajouter que les accélérations
à bas régime sont très vives en raison d'un couple élevé, l'un des avantages
des moteurs à soupapes en tête.
Ce
n'est donc pas à cause du moteur que la direction de Buick semble hésitante
à faire la promotion de sa grosse berline.
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