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L'AURORA CONSERVE SON CARACTÈRE
L'Aurora
était considérée à ses débuts en 1995 comme la voiture qui devait sauver
la division Oldsmobile de l'extermination. Elle n'a pas rempli toutes
les attentes, mais il faut bien admettre que la division est toujours
en vie. Ce qui la caractérisait le plus était son moteur V8 4,0 litres
presque aussi performant que le Northstar 4,3 litres dont il est dérivé.
Sa silhouette faisait également l'unanimité. Sa ligne de toit effilée,
ses feux arrière, l'absence de calandre et une foule de détails du même
genre la distinguaient du lot. Sa présentation intérieure se révélait
tout aussi inédite lorsqu'on la comparait aux autres berlines de GM. L'Aurora
n'a pas battu les records de vente anticipés, mais elle s'est attiré une
clientèle aussi loyale que satisfaite.
L'Aurora
2001 devait donc être une voiture dont la silhouette la placerait dans
une classe à part et dont le comportement routier serait encore plus relevé
que celui des nouvelles Intrigue et Alero lancées au cours des deux dernières
années. La nouvelle venue n'est peut-être pas aussi raffinée que sa devancière,
mais elle provoque un impact. Elle dérange, quoi! Les passages des roues
sont soulignés par des renflements longitudinaux tandis que les feux arrière
demeurent la signature visuelle de cette berline. Comme c'était le cas
avec la première Aurora, cette seconde génération devrait inspirer les
modèles Oldsmobile subséquents.
On
n'est pas surpris de retrouver le moteur V8 4,0 litres de 250 chevaux
sous le capot. Il s'est distingué dans le passé par sa fiabilité et ses
performances. Chez Oldsmobile, on est également très fier du fait que
ce V8 est utilisé par la plupart des équipes de la Série Indy Racing League.
Un autre moteur est offert. Il s'agit du V6 de 3,5 litres qui équipe actuellement
l'Intrigue. Tout aussi raffiné que le V8, il est déjà reconnu comme l'un
des plus intéressants sur le marché.
Enfin,
les stylistes ont conservé le tableau de bord si typique de la première
Aurora avec sa console verticale scindant la planche de bord en deux.
On a cependant corrigé certaines lacunes de présentation et apporté des
retouches çà et là. Détail important, la finition semble meilleure que
jamais.
Cette
nouvelle génération sera commercialisée au printemps 2000 en tant que
modèle 2001.
LA BONNEVILLE JOUE TOUJOURS LA CARTE SPORTIVE
Parmi
les nouvelles berlines pleine grandeur chez General Motors, la Bonneville
est celle qui vise une clientèle plus sportive, davantage intéressée par
des sensations plus éclatées que subtiles.
Pour
remplir sa mission, la Bonneville compte sur une silhouette qui, à défaut
d'être élégante, possède le côté accrocheur correspondant à sa vocation.
On dirait que les stylistes ont pris une Grand Prix et se sont ingéniés
à en exagérer certains aspects visuels. La partie la plus controversée
de la silhouette est l'avant, avec sa calandre surplombant un pare-chocs
tourmenté abritant deux phares circulaires. La Bonneville s'adresse à
une clientèle jeune et active à la recherche d'une voiture qui ne fait
pas dans les demi-mesures.
Le
tableau de bord est d'un design audacieux et très relevé. La Bonneville
est équipée d'une radio plus performante que la moyenne.
L'AURORA : LE MEILLEUR CHOIX
Compte
tenu de la vocation de cette voiture, le groupe propulseur se doit d'offrir
des performances intéressantes. Le moteur régulier est le V6 3,8 litres
de 205 chevaux qui a fait ses preuves depuis plusieurs années. Son couple
élevé à bas régime permet de compter sur des accélérations dynamiques.
Pour les conducteurs plus pressés, Pontiac propose une version suralimentée
de ce même V6. La puissance de 240 chevaux permettra à la version SSEi
de soutenir ses prétentions sportives. De plus, la boîte-pont est renforcée
pour supporter cette puissance accrue. Et il faut souligner que cette
voiture s'inspire des mêmes éléments de suspension que la Cadillac Seville
STS, un élément à ne pas dédaigner.
La
division Pontiac joue une fois de plus la carte de la sportivité et de
la jeunesse pour intéresser ses clients à sa grosse berline qui est également
le modèle le plus luxueux de toute la gamme Pontiac.
En
fait, parmi ces trois voitures, c'est probablement la Pontiac qui rate
le coche en continuant d'utiliser les mêmes recettes faciles avec une
présentation trop chargée. De plus, lorsqu'on superpose les photos de
la Bonneville et de la Chevrolet Impala, la ressemblance est gênante.
L'Aurora est probablement celle qui remplit le mieux sa mission en proposant
des améliorations plus marquées que la LeSabre, coupable de trop de conservatisme.
Denis
Duquet
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