Les changements les plus intéressants à avoir été apportés à cette Acura portent sur le comportement routier. Autrefois peu gâtée à ce chapitre, la TL adopte désormais les caractéristiques d’une berline allemande. La suspension est ferme sans jamais être inconfortable tandis qu’elle procure une tenue de route neutre en virage et une grande stabilité en ligne droite, même à grande vitesse. Sur mauvais revêtement, la caisse demeure silencieuse et il suffirait d’éliminer d’occasionnels craquements au tableau de bord pour que la voiture mérite un score parfait à ce poste. Et on pourrait sans doute dans un même temps améliorer l’insonorisation aux bruits de la route. Comme toutes les voitures de chez Honda, l’Acura TL réagit sèchement et bruyamment aux joints transversaux.
La direction, pour sa part, se ressent légèrement du couple moteur qu’elle télégraphie par de petites secousses dans le volant. Celui-ci, par ailleurs, «lit» bien la route et a été débarrassé de cette légèreté que l’on rencontre trop souvent dans les voitures japonaises. Enfin, le freinage est sécuritaire, quoique un tantinet instable à la suite de l’intervention de l’antiblocage lors d’arrêts d’urgence.
LA CLARTÉ DU XÉNON
Si l’équipement de série fait abstraction des coussins latéraux, il propose en revanche une qualité d’éclairage ordinairement réservée à des voitures plus coûteuses. L’Acura TL reçoit en effet des phares de croisement au xénon qui se distinguent par une brillance et une portée largement supérieures à celles des ampoules halogène. Leur seul inconvénient majeur est une terminaison abrupte du faisceau lumineux qui a tendance à faire croire que l’éclairage est moins puissant qu’avec des phares conventionnels. Question d’habitude... À propos de visibilité justement, la voiture est dotée d’un vaste pare-brise qui souffre néanmoins d’un désembuage perfectible par temps de pluie. Si l’on fait exception des porte-verres qui me paraissent trop en recul pour être facilement accessibles au conducteur et au passager avant, l’intérieur se fait apprécier par de bons sièges à commande électrique dont les boutons de réglage copiés sur ceux de Mercedes-Benz sont simples et commodes à utiliser. On a aussi prévu de bons rangements autant sur la console que dans les bacs de portes tandis que tous les boutons sont d’une grosseur qui rend leur manipulation infiniment facile.
Soulignons aussi que l’antipatinage qui fait partie de l’équipement de base peut être désactivé en cas d’embourbement dans la neige.
L’habitabilité est également très soignée avec des places arrière spacieuses. Sur la voiture mise à l’essai, il était extrêmement difficile d’ouvrir le coffre au moyen de la commande à distance reliée à la clé de contact. Le chargement des bagages est restreint par le seuil élevé du coffre et la faible largeur du couvercle.
En faisant le bilan des «pour» et des «contre», on constate d’abord que l’Acura 3,2TL a fait beaucoup de progrès dans sa dernière évolution. Il suffit d’ajouter une facture en forte baisse pour se rendre compte que son rapport qualité/prix en fait l’une des voitures les plus attrayantes sur le marché.
Jacques Duval
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