2000 / Essais & Analyse / Acura / Integra


Acura Integra
UN DERNIER TOUR DE PISTE


La nouvelle orientation d’Acura adoptée en 1994 vise à réserver la marque de prestige de Honda aux voitures de luxe au confort cossu et à s’éloigner du même coup de la vocation sportive qui caractérisait la marque à ses débuts. Acura a adopté au même moment la désignation alphanumérique pour ses modèles, l’Integra étant la dernière (exception faite de l’exclusive NSX) à conserver tant un tempérament sportif qu’un nom spécifique.

Construite sur la plate-forme de la Honda Civic et lancée pour la première fois en 1987, l’Integra a connu trois générations de coupés et de berlines dont la dernière a pris naissance en 1994. Depuis lors, seul le coupé a survécu et il se décline en quatre versions: SE, GS, GS-R et Type R, cette dernière étant un modèle exclusif de très faible diffusion offrant de très hautes performances.

INTÈGRE, L’INTEGRA
Si elle a survécu si longtemps malgré le changement de cap de son constructeur et la faible demande du marché pour les coupés sport, c’est que l’Integra est une voiture honnête. En effet, la plupart des coupés sport abordables n’ont de sport que l’allure et la désignation où se mêlent feu, soleil et même certaines espèces de poissons méchants... Mais l’Integra, elle, ne cache pas son jeu; c’est un coupé sport, un point c’est tout.

Et qui dit coupé, dit essentiellement un 2 places avec des places arrière symboliques, une assise basse et une allure fuyante. C’est précisément ce que propose l’Integra qui ajoute une troisième porte faisant office de hayon relevable. Les sièges arrière à dossiers rabattables individuellement permettent d’augmenter le volume du coffre qui est amplement convenable pour les bagages de deux personnes, malgré son seuil élevé. Souvent, les acheteurs d’Integra optent pour l’aileron arrière; celui-ci accentue peut-être le look sportif mais nuit à la visibilité.

À l’intérieur, l’Integra n’a pas beaucoup évolué au fil des ans. Le tableau de bord sobre (pour ne pas dire vieillot) comporte une instrumentation analogique aussi classique que visible; le sélecteur ou le levier de vitesses se manie bien, le pédalier est correctement placé et le volant réglable en hauteur tombe bien en main, mais il est affublé de deux touches peu pratiques pour le klaxon. Vieillots aussi sont les curseurs du système de chauffage auxquels nous préférons les commandes rotatives bien plus pratiques.


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